Le blog de Jocelyn Bureau

Saint-Herblain, Nantes-Métropole, Pays de la Loire

Intervention pour l’investiture socialiste

image001Suite à la présentation des candidatures à l’investiture socialiste pour la législative partielle sur la 3ème circonscription, vous trouverez ci-dessous l’intervention que nous avons faites avec Farida Rebouh. Bonne lecture.

Farida Rebouh :

Cher-e-s camarades,
Nous avons plaisir à être ici aujourd’hui avec vous.
Ce plaisir nous l’avons depuis que nous avons rejoins la famille socialiste, depuis 1990 pour Jocelyn et 2005 pour moi.
D’habitude, nous sommes avec vous, dans la salle, et là nous sommes devant vous.
Nous sommes devant vous parce que le 11 février, le Président François Hollande a procédé à un remaniement après le vote de la réforme constitutionnelle sur la Protection de l’Etat à l’Assemblée.
Nous sommes devant vous parce que Jean-Marc est devenu Ministre des Affaires Etrangères et que Jean-Pierre nous a quittés il y a un peu plus d’un an.
Souvenir douloureux pour nous tous.

Nous sommes devant vous aussi parce que, beaucoup de camarades et de sympathisants, nous ont demandé de nous présenter, parce qu’ils croient que nous saurons mener cette campagne qui sera certainement l’une des plus difficiles, si ce n’est la plus difficile depuis 1993.
On n’était pas beaucoup de sympathisants ou de militants.
Tous ceux qui l’on fait en ont gardé un goût amer.
Celui d’un parti qui avait perdu ses repères et qui a failli disparaître.
Aucune circonscription n’est totalement acquise à la gauche aujourd’hui.

Jocelyn Bureau :

Et puis, mes chers camarades, il y a Farida, Farida Rebouh qui est de toutes les campagnes, de tous les combats, toujours présentes à vos côtés pour aider et qui, depuis le début m’encourage et me dit que, dans les quartiers, dans cet électorat de gauche que nous désespérons si souvent, notre binôme parle aux gens.
Parce que nous avons grandi ici, que nous savons d’où nous venons et ce que nous devons à la gauche, à l’éducation qui nous a été donnée, aux difficultés de la vie qui ont façonné aussi notre lecture des choses et notre envie de solidarité.

Un politologue nous racontait que dans son cours de sciences politiques à la fac, deux mots font l’unanimité contre eux : Parti et élus.
On peut clairement se poser des questions, notamment celle du comment en sommes-nous arrivés là ?
Où sont nos idées ? Celles sur lesquelles nous avons été élus ?
Où débattons nous des orientations gouvernementales ?
Nos dirigeants ont-ils seulement conscience du fossé qui s’opère entre eux, nous et la société ?
On finit par se contenter d’une démocratie où la colère s’exprime au mieux par l’abstention, au pire par le vote FN mais où, le sursaut républicain finit par sauver la droite ou la gauche républicaine au second tour. Combien de temps pourrons-nous encore tenir ce petit jeu ?

Il y a de la désespérance et de la colère, surtout parmi celles et ceux qui attendaient de nous le changement.
Avec Farida, et avec beaucoup d’autres, avec vous, on ne veut pas être spectateur de cette lente agonie de la gauche, on veut dans cette campagne aller vers les gens, discuter, se faire engueuler, mais surtout écouter et servir.
Il faut ouvrir, tant qu’il est encore temps, les portes et les fenêtres de notre Parti, sortir de nos querelles internes, de nos divisions, pour se tourner vers celles et ceux qui, sur le terrain, nous disent qu’ils pourraient, encore une fois, peut-être pour la dernière fois, faire une campagne avec nous, les socialistes.
Nous ne sommes pas dans une course à l’échalote du toujours plus à gauche dans les discours, pour se contredire dans les faits dès qu’il s’agit de prendre des décisions.

Non, pas de surenchères, mais simplement, il s’agit aujourd’hui d’être clair avec nos valeurs.
Nos électeurs ne sont pas jusqu’auboutistes. Ils ont compris à notre arrivée en 2012 que la situation exigeait de toutes et tous de faire des efforts.
Ils comprennent aussi que des mesures courageuses peuvent prendre du temps à produire leurs effets, et d’ailleurs certaines mesures du début du quinquennat en fournissent aujourd’hui, enfin.
C’est le cas des emplois d’avenir, la sécurisation des parcours professionnels, l’augmentation des effectifs dans l’éducation nationale, la justice, la police, la création de la prime d’activité dernièrement.
En revanche, lorsque le Gouvernement conclut un pacte de compétitivité avec les entreprises, le CICE, sans demander de contreparties du patronat, interdisant même aux parlementaires de voter des amendements qui conditionneraient des aides aux entreprises, nos électeurs peuvent s’interroger.

Quand une entreprise licencie des salariés malgré des résultats bénéficiaires, on peut se demander pourquoi nous ne pouvons pas récupérer les millions du CICE, c’est une vraie gifle infligée aux salariés.
On notera par ailleurs que nous n’avons rien fait, contrairement à l’engagement 7 de 2012, pour supprimer les stocks option et encadrer les bonus de dirigeants.
Au final, les français se demandent comment nous sommes passés du parti des salariés au gouvernement des entrepreneurs

Et que dire du combat des valeurs…
Nous avons débuté le quinquennat sur la promesse du droit de vote des étrangers aux élections locales et la réalisation du mariage pour tous et nous sommes en train de le terminer sur la déchéance de la nationalité.
Le droit de vote des étrangers aux élections locales…
Cette promesse, qui date de 1981 et qu’on ressort à chaque élection, n’a recueilli à l’Assemblée nationale le 9 février dernier que 55 voix socialistes contre 56, et l’opposition du gouvernement.
De même, alors que notre fédération avait demandé à nos parlementaires de ne pas voter la déchéance de nationalité, 4 d’entre eux l’ont pourtant approuvé.

Comment voulez-vous ensuite parler d’égalité, d’intégration à des jeunes français, issus de l’immigration, quand on refuse à leurs parents qui vivent ici depuis parfois plus d’un demi-siècle parfois, de participer à la respiration démocratique de nos territoires.

Et puis…
Il y a la méthode employée de plus en plus par l’exécutif. Le 49-3 déjà utilisé est à nouveau brandi comme une menace. On assiste à une caporalisation des parlementaires qui finit de décrédibiliser notre fonctionnement démocratique.
Le remaniement, qui aurait dû être un remaniement utile pour la dernière année du quinquennat apparaît plus comme un remaniement de synthèse. Il n’a d’ailleurs pas, contrairement à l’usage, servi à relever la côte de popularité de l’exécutif
Il a par contre servi d’accélérateur pour un projet qui, de toute évidence, n’est pas le fruit du dialogue social, ni d’une concertation avec les parlementaires socialistes.
Car comment expliquer que, 2 jours après le remaniement sorte du chapeau cette réforme du code du travail.

Le rapport Badinter, remis le 25 janvier, rappelait les grands principes, intangibles du droit du travail.
A peine 20 jours après sa remise au Premier Ministre, sort du Ministère du Travail un texte de 130 pages qui remet en cause nombre d’acquis sociaux malgré quelques avancées.
Comment parler de démocratie sociale à la suite d’un tel épisode ?
Comment croire que la démocratie sociale c’est le référendum dans l’entreprise lorsque la réponse à une telle question est soumise au chantage à l’emploi ?
Qui peut croire qu’on crée de l’emploi en augmentant la durée du temps de travail ou en facilitant les licenciements ?
Là encore, nous sommes bien loin du début du quinquennat…
Il est urgent de stopper ce mauvais projet, et de reprendre la méthode prévue initialement.
Nous pouvons encore, avant la fin du quinquennat, proposer une réforme du code du Travail qui repose sur le dialogue et le respect de tous les acteurs qui composent l’entreprise.
Faute de solutions toute faites, nous devons au moins nous raccrocher à nos valeurs. Celles de la gauche qui s’inscrit dans la République, dans l’exemplarité républicaine faite d’égalité, promouvant l’ascenseur social, s’attachant à ne laisser personne sur le côté parce qu’il en va de notre cohésion.
Aujourd’hui, cette cohésion fait défaut sur tous les sujets.
Nous devons être exemplaire dans le non cumul des mandats en nombre et dans le temps.
Nous devons être exemplaires en mettant en adéquation la parole que nous portons devant les électeurs et les lois que nous votons.
Pendant mon mandat de député, je ne candidaterai à aucun autre mandat (exécutif local, députation européenne ou Sénat).

Farida Rebouh

Nos parlementaires doivent retrouver leur pouvoir de législateurs :
– Consulter les syndicats et le monde associatif.

– Discuter de nouveau avec le monde de la pensée (universitaires, intellectuels) enfin tous ceux qui s’éloignent de nous.

– Comprendre et s’enrichir de ce que vivent nos concitoyens dans nos quartiers.

Finalement, c’est tout cela qui rend la gauche vivante, celle qui est ancrée dans le réel.
Je pense sincèrement que Jocelyn portera à l’Assemblée l’esprit populaire de notre circonscription.
Parce qu’ensemble nous portons la gauche au coeur, Jocelyn, avec vous, avec moi, avec nous, agira en socialiste, fidèle à nos valeurs.

A gauche, que faire?

Peut-on encore sauver la gauche de gouvernement ? Partout en Europe nous reculons, notamment là où nous avons conduit les réformes prétendument si nécessaires. Ainsi, en Allemagne de l’Est le SPD est pressenti pour être la 4ème force politique aux futures élections locales ; et nous sommes arrivés 3ème dans 3 régions voici quelques semaines. Nous devrions certainement en tirer quelques conséquences politiques.

Il ne s’agit pas de rentrer dans une course à l’échalote du toujours plus à gauche dans les discours, pour se contredire dans les faits dès qu’il s’agit de prendre des décisions. Il faudra un jour analyser combien ce décalage entre nos combinaisons de congrès et notre pratique du pouvoir nous coûte. Non, pas de surenchères, mais simplement, il s’agit aujourd’hui d’être clair avec nos valeurs.

Je suis persuadé que nos électeurs ne sont pas jusqu’auboutistes. Qu’ils peuvent entendre que, lorsque le déficit public a augmenté de 912 à 1789 milliards d’euros entre 2002 et 2012, nous mettant en difficulté face à nos engagements européens, la société française doit faire des efforts. Qu’ils comprennent aussi que des mesures courageuses peuvent prendre du temps à produire leurs effets, et d’ailleurs certaines mesures du début du quinquennat en fournissent aujourd’hui, enfin.

En revanche, lorsque le Gouvernement conclut un pacte de compétitivité avec les entreprises sans exiger de véritables contreparties du patronat, interdisant même aux parlementaires de voter des amendements qui conditionneraient des aides aux entreprises (expérience pourtant réussie en Régions), quand dans le même temps la politique menée réduit de facto les droits et les protections des plus fragiles sans leur apporter de compensations, les électeurs de gauche sont au mieux déboussolés, au pire dégoûtés. Au final, ils se demandent comment nous sommes passés du parti des salariés au gouvernement des entrepreneurs. Je n’ai rien contre les entrepreneurs, bien au contraire, j’ai juste un problème avec les actionnaires qui réclament d’abord leur rémunération, avant toute redistribution.

Il en va de même sur le combat des valeurs: nous avons débuté le quinquennat sur la promesse du droit de vote des étrangers aux élections locales et la réalisation du le mariage pour tous, et sommes en train de le terminer sur la déchéance de la nationalité.

Et puis il y a la méthode. 49-3 utilisé déjà, brandi à nouveau. Ordonnances, comme pour la loi Macron. Nouveaux votes pour faire retirer des amendements, comme en décembre sur la transparence fiscale des multinationales, ou en février sur le projet de loi Constitutionnel.

Et la perle : la refonte du code du travail. Le rapport Badinter (remis il y a moins d’un mois) énonçait des grands principes, intangibles, du droit du travail et il devait revenir à une commission de refondation du code du travail d’émettre des propositions dans le respect de ces principes. Elle a disparu ! Pas non plus de discussions préalables avec les organisations syndicales, ou si peu, alors que les textes le prévoient. Comment parler de démocratie sociale à la suite d’un tel épisode ? Comment croire que la démocratie sociale est le référendum dans l’entreprise lorsque la réponse est dictée par une menace à l’emploi. Là encore, nous sommes bien loin du début du quinquennat.

Loin de moi l’idée de dire que les choses sont simples, et si toute la gauche européenne recule, c’est parce qu’elle éprouve des difficultés à imaginer des solutions solidaires dans la mondialisation telle qu’elle se déploie, des difficultés à ré-enchanter la société européenne. Je ne dispose pas de solutions toutes faites.

Mais faute de solutions, nous devons donc au moins nous raccrocher à nos valeurs. Celles de la gauche qui s’inscrit dans la République, dans l’exemplarité républicaine faite d’égalité, promouvant l’ascenseur social, s’attachant à ne laisser personne sur le côté parce qu’il en va de notre cohésion. Aujourd’hui, cette cohésion fait défaut sur tous les sujets.

Nos parlementaires doivent retrouver leur pouvoir de législateurs pour enfin, en liberté, construire la loi : consulter les syndicats (d’employeurs et de salariés), le monde associatif, discuter de nouveau avec le monde de la pensée (universitaires, intellectuels), comprendre et s’enrichir de ce que vivent nos concitoyens.

Un gouvernement ne peut avoir raison contre tous, en tout cas pas contre sa majorité.

J’aurai l’occasion, si je suis désigné par mes camarades (cf billet précédent), d’agir ainsi, en socialiste, ni godillot, ni frondeur, mais en socialiste libre.

Candidat pour…

Depuis la nomination de Jean-Marc Ayrault à la prestigieuse fonction de Ministre des Affaires Etrangères, la troisième circonscription, orpheline de notre ami Jean-Pierre Fougerat, qui avait par sa présence sur le terrain, son humanité et sa joie de vivre si bien suppléé Jean-Marc, va connaître une législative partielle, et pour tout dire une élection à laquelle personne ne s’attendait.

Vous vous en doutez, depuis l’annonce du remaniement jeudi 11 février, les téléphones chauffent à force de conversations entre les uns et les autres. La candidature de Pascal Bolo a été évoquée immédiatement –qu’il n’a pas confirmé à ma connaissance – mais aussi la candidature de Jean-Marc Ayrault avec un ou une suppléante qui serait dans les faits, député-e jusqu’en 2017. J’ai participé moi-même dès jeudi à la saturation des réseaux téléphoniques avec mes proches, puis j’ai durant le week-end rencontré des bénévoles associatifs ancrés à gauche, des sympathisants, des militants et des amis. Tous, je dis bien tous, m’ont fait part de leur incompréhension voire de leur colère sur l’image que nous nous donnons nationalement. Ils jugent en revanche que les élus locaux, à commencer par les trois maires socialistes de notre circonscription, redonnent du sens aux valeurs de la gauche mais, c’est bien une cassure qui s’est opérée entre les Français et la classe politique.

Et puis, très souvent, on m’a dit vas-y, tu es d’ici, tu es l’enfant de ce territoire qui a poussé avec l’exode rural des années 60. Tu connais Saint-Herblain, tu y as toujours vécu, tu connais aussi bien Nantes et surtout Chantenay (ma femme y a grandi). Tu n’as jamais quitté ce territoire, tu as milité ici avec tous et pour tous, tu as fait toutes les campagnes, les législatives de Jean-Marc (je me rappelle encore de la première en 1993, la plus dure de toute, ou encore celle de 2007 que dirigeait Johanna Rolland), les municipales à Nantes en 1995, à Saint-Herblain pour Charles Gautier et pour Bertrand Affilé, les départementales comme directeur de Campagne pour Carole Grelaud et Hervé Corouge sur Indre-Couëron et Saint-Herblain Ouest. Tu as de l’expérience, tu es élu, tu as été conseiller régional, …

Et puis, c’est sans doute ce qui fait le plus plaisir, ce qui s’avère décisif dans la morosité politique ambiante, on aurait plaisir à faire campagne avec toi.

Bref, j’ai réfléchi et au fur et à mesure, je m’inscris dans cette candidature. Puisque Presse-Océan en parle ce matin, autant le dire clairement. Et réagir aussi un peu à la présentation qui est faite de moi dans l’article.

Ma femme et mes enfants aiment la photo, c’est déjà ça. Cependant, je ne suis pas candidat pour me mettre en travers de la route de qui que ce soit, ça n’aurait aucun sens. J’y vais parce que, je crois que les habitants de nos quartiers, de nos villes, ont besoin qu’on les représente, mais surtout qu’on s’intéresse à eux avant de s’intéresser à notre plan de carrière. C’est pour ça que Bertrand, Carole et Johanna sont tellement appréciés, ce sont des élus à 100% sur leur mandat.
Je suis candidat parce que je crois pouvoir être prêt à exercer rapidement et à exercer en gardant ce contact fort avec les habitants pour remonter leur désir d’une gauche qui garde conscience de la réalité du quotidien. Je sais que je viens d’un milieu populaire, à l’image de la circonscription, je sais ce que je dois à l’école de la République, mais je sais que cette égalité Républicaine ne va pas de soi, et que je ne partais pas forcément avec les mêmes chances que d’autres. Cela a toujours été un frein intérieur, je me rends compte que c’est la première fois que je formalise cela par écrit. Inutile de vous dire que cela fonde mon action politique depuis l’origine que de travailler à cette égalité des chances.

Je ne suis pas non plus le candidat de Saint-Herblain contre Nantes, je suis candidat de l’alliance des territoires. J’espère que Johanna ne m’en voudra pas de reprendre ici son expression qui symbolise le travail commun des territoires de la Métropole et au-delà, auquel tous les maires sont associés, pour que l’attractivité de notre agglomération profite à tous les territoires et surtout à tous les habitants. C’était aussi le sens de la politique engagée au niveau régional par Jacques Auxiette et à laquelle j’ai contribué au sein de la commission transport en travaillant sur l’étoile ferroviaire nantaise. La ligne Nantes-Saint-Nazaire est aussi la ligne de vie qui irrigue la troisième circonscription.

Je ne suis pas un candidat contre, je suis un candidat pour un territoire et des habitants que j’aime, et qui depuis quelques jours me donnent le sentiment que c’est partagé.
Voilà mon état d’esprit !

Le calendrier de notre formation politique donne du temps à la réflexion puisque les candidatures devront être déposées avant le 28 février. Nous avons donc le temps d’ouvrir le débat.

Intervention sur le plan local de l’habitat lors du conseil municipal le 1er février 2016

imageCette délibération permet la mise à jour du Programme Local de l’Habitat (PLH) suite aux modifications légales, notamment l’évolution de 20 à 25% de logements sociaux à respecter par chaque commune. Elle permet aussi de fixer les objectifs en matière d’habitat dans la période intermédiaire entre la fin du PLH 2010-2016 et le Plan Local de l’Urbanisme Métropolitain (PLUM) qui sera soumis à approbation en 2018.

Le bilan des années 2010-2016 ainsi que les prospectives métropolitaines et communales nous permettent clairement d’affirmer que la métropole nantaise, et Saint-Herblain au cœur de la métropole, sont des territoires dynamiques et attractifs.

Notre Métropole s’apprête à accueillir, d’ici 2030, 100000 nouveaux habitants. Ayant entendu ici ou là des personnes me dire que 100000, c’est beaucoup et que l’on n’a pas la capacité d’intégrer autant de personnes, qu’il faudrait peut-être freiner du côté de l’attractivité, etc… je profite de ce moment pour redire que cet afflux n’est pas exogène, mais qu’il est pour plus de 80% le fruit de notre solde naturel démographique. De toute évidence, la polyclinique de l’Atlantique n’est pas prête de perdre sa place de plus grande maternité de France métropolitaine. Les ventes de Sophie la Girafe devraient encore bien se porter dans la métropole nantaise.

J’en profite aussi pour rappeler que si notre ville a perdu des habitants dans la période 2007-2012 (moins 0,1%), ce n’est pas parce qu’elle avait perdu de ses attraits, ce n’est pas parce que ses habitants la fuyaient. On a entendu cette petite musique fallacieuse pendant la campagne municipale, et encore récemment autour de la table du conseil municipal.

L’explication, aisément compréhensible aujourd’hui que l’on connaît les chiffres de l’INSEE pour la période 2008-2013 avec environ 700 herblinois supplémentaires, vient surtout du retard que nous avions pris dans la production de logements durant la période 2000 à 2010. Nous avons gagné 0,4% d’habitants en plus sur les deux seules dernières années du recensement, c’est-à-dire 2011 et 2012. Je suis persuadé que Saint-Herblain compte actuellement plus de 45000 habitants.

Rappel : il faut créer entre 250 et 300 logements par an pour maintenir notre population à l’étal. Différents phénomènes agissent ici : décohabitation, vieillissement de la population et diminution du nombre de personnes composant la cellule familiale, familles qui pour la plupart sont arrivées dans les années 60/70. Monsieur de Vallicourt vient de nous parler d’urbanisme concentré qu’il faut cesser. Je rappelle que cet urbanisme concentré, par exemple dans les quartiers du Sillon et de Bellevue qu’il a cité, sont le fait de Michel Chauty, maire à cette époque, avec parfois plus de 70% de logements sociaux dans un même quartier. C’est cette urbanisation que la gauche herblinoise répare depuis 1977.

Le retard pris par certaines opérations publiques (Solvardière, Pelousière) a créé un manque en terme de logements proposés et a aussi suscité l’arrivée forte de promoteurs dans le secteur dit diffus. A ce titre, la fiche communale du PLH pour 2014-2018 est éloquente en matière de rattrapage par la maîtrise publique puisque sur la période 2016-2018, 77% des logements programmés le sont sur des programmes publiques.

Autre motif de satisfaction sur notre commune, le fait que malgré l’évolution législative, nous soyons toujours avec Nantes au rendez-vous sur le logement social avec plus de 28%. Même quand la loi ne nous en faisait pas l’obligation, dans une logique de mixité sociale à l’échelle des quartiers et des équipements publics, notamment au sein des écoles, nous avons volontairement toujours opté pour 25% de logements sociaux dans les programmes immobiliers. Ceci nous permet, avec Nantes, de respecter l’objectif SRU de 25%.

Ceci nous permet aussi, dans une logique métropolitaine de solidarité, d’accompagner l’effort de production d’autres communes pour rattraper leur retard en la matière. A nous cependant d’être vigilant sur la réalité du rattrapage de logements sociaux de ces communes, en dehors de tout effet d’annonce ou d’opportunisme politique. Certains maires, élus depuis 2014, ne cachent pas leur refus d’appliquer sur leur commune les principes de la loi SRU.

Quelques chiffres là encore permettent de pointer certaines réalités. Il manque 11700 logements sociaux sur la métropole pour atteindre le seuil des 25%, 27000 foyers sont en attente d’un logement social et 70% de la population métropolitaine est éligible au logement social.
On ne peut donc que saluer l’effort de Nantes Métropole de fixer le logement social à un tiers de la production dans le PLH. Nous pourrons juger, à l’issue du mandat, quelles sont les communes qui auront participé à l’effort et dans quelle mesure !

Quelques points doivent aussi nous interroger :

– La capacité de Saint-Herblain à offrir un véritable parcours résidentiel, notamment dans le logement social, mais pas seulement. Souvent, lorsque la cellule familiale ou la situation financière évolue, on ne trouve pas la solution d’habitation sur notre commune, ce qui contraint généralement à l’éloignement, en 2nde couronne par exemple. Outre le fait que cette situation favorise l’étalement urbain et les conséquences de cet étalement en matière de déplacements, d’infrastructures, d’équipements nouveaux… elle déracine aussi ceux qui avaient trouvé un équilibre de vie, des services de proximité, des loisirs, une école et des amis pour les enfants… C’est l’une des raisons qui font que je suis favorable à la cession, dans certaines limites fixées, de logements du patrimoine social qui permet à certains d’accéder à la propriété tout en restant dans leurs murs.

– Les coûts de sortie et de vente des logements, liés aussi au coût du foncier, à l’exigence de normes toujours plus nombreuses dans la construction et à d’autres facteurs certainement, doivent être analysées et régulées. Sinon, les cœurs d’agglomération seront essentiellement habités par les revenus les plus élevés, moins demandeurs généralement des services qui eux, sont présents dans ces cœurs d’agglomération. Cela favorise aussi, et je crois que c’est la cause principale, l’étalement urbain déjà évoqué.

– Nous devons aussi nous pencher sur certaines copropriétés, habitées par des propriétaires modestes, qui se dégradent, sont des passoires énergétiques… On n’est pas là dans de l’habitat insalubre, mais c’est d’autant plus préoccupant qu’à proximité, grâce à l’engagement des bailleurs sociaux, l’habitat social fait sa mue.

Et puisqu’il faut conclure, je veux seulement dire ma fierté, et nous pouvons être fiers, que Saint-Herblain soit une fois de plus au rendez-vous d’une Métropole solidaire, attractive et à échelle humaine.

Un hommage au goût amer

Les élus 2008-14 sortants autour de Charles Gautier

Le Conseil Municipal de Saint-Herblain du 14 décembre 2015 a débuté de la plus surprenante, de la plus incompréhensible et de la plus triste des façons. La presse s’en fera certainement l’écho demain.

La première délibération portait sur la dénomination du Bd de la Baule (dépourvu d’habitants aujourd’hui) en bd Charles Gautier et d’apposer son nom au nom actuel de la médiathèque Hermeland dont il avait porté à bout de bras la création. Ce qui devait être un moment consensuel, cette délibération ayant été présentée en amont et annoncée au Conseil d’octobre, a vu les élus ESHA/Europe Écologie les Verts marquer leur différence en s’abstenant alors que l’ensemble des groupes, y compris ceux de l’opposition votait naturellement par respect du travail accompli par Charles Gautier, décédé en juin 2014, 1er adjoint de 1977 à 1989 et maire de 1989 à 2014. Voici en substance mon intervention devant ce choix et l’inélégance avec lequel il a été porté en place publique.

« Je ne souhaitais pas forcément intervenir sur cet hommage à Charles Gautier, cela aurait été de ma part, me semble-t-il, un peu trop personnel, alors que c’est un hommage de la Ville et des élus de la ville à Charles Gautier, mais la tournure de la discussion fait que je ne peux pas rester silencieux.

Tout d’abord, je voudrais rappeler une chose : Charles Gautier ne courait pas et n’a jamais couru après les honneurs. Ce que l’on fait ce soir, c’est plutôt de rappeler que Charles Gautier a eu une action forte pour la Ville et il ne l’a pas eue seul. Il l’a eue avec de nombreux élus, de nombreux fonctionnaires et les habitants. Il nous l’avait rappelé le 6 avril 2014 au moment de la passation entre l’ancien maire qu’il devenait et le nouveau maire Bertrand Affilé. Ce travail qu’il a accompli pour la Ville, il ne l’a pas accompli seul et c’est aussi rendre un hommage marqué à tous les acteurs de cette période.

Ensuite, je voudrais rappeler que Charles Gautier a eu des combats nombreux. En 2008, je lui avais demandé pourquoi il repartait au combat, il m’avait dit : « je veux réussir les Opérations de Renouvellement Urbain, je veux redonner vraiment du cœur et du corps à nos deux quartiers populaires » quartiers dortoirs qui avaient été pensés dans les années 60-70 et méritaient qu’on s’attache à redonner de la qualité de vie à leurs habitants.

Charles Gautier n’était pas un bâtisseur au sens que l’on donne parfois péjorativement . Son objectif c’était plutôt de redonner du sens, de redonner du lien et de faire en sorte que les habitants vivent bien sur notre Commune.

Vivre bien, cela passait par plusieurs choses : la première chose qu’il a faite d’ailleurs c’est ce qu’il y a autour de la médiathèque bientôt dénommée Hermeland-Charles GAUTIER : C’est le cours Hermeland. Pour un Maire bâtisseur, c’est assez curieux : « construire » 250 hectares de terres totalement vierges de toute construction, je trouve que le mot bâtisseur ne raisonne pas du tout de la même façon. Certes, au coeur de ses 250 hectares, il a construit un peu, nous avons construit, mais qu’avons-nous construit? Des équipements publics d’intérêt général qui profitent à toutes et tous.

L’idée était de fédérer des quartiers, qui, jusqu’à présent, étaient éparpillés. Nous connaissons tous notre ville, deux grands boulevards qui séparent : le boulevard de La Baule, qui, je l’espère, dans peu de temps s’appellera boulevard Charles GAUTIER et le périphérique. Fédérer une ville éclatée qui fait que les habitants ne se réunissaient pas, ne se retrouvaient pas, voilà l’ambition et le projet.

Finalement, cette fédération de la Ville, on la retrouve sur ce dernier projet qui est le projet du boulevard de La Baule, qui sépare aujourd’hui et qui demain réunira le nord et le sud de notre Commune.

Donc, cela a du sens, ces propositions ont du sens, mais elles n’ont pas du sens parce qu’elles s’appelleront Charles Gautier, elles ont du sens parce que tout l’esprit, tout le travail qui a été accompli pendant cette période, se retrouve dans ces deux dénominations : la culture pour tous, l’éducation pour tous. L’éducation, mais au sens large : faire en sorte que tout le monde puisse profiter d’équipements qui, jusqu’à présent, ne leurs profitaient pas.

Rappelez-vous la Maison des Arts, cela a été un vrai débat aussi au sein de notre Conseil municipal. Mettre la Maison des Arts à Bellevue… Que n’avons-nous pas entendu ? Pourquoi mettre la Maison des Arts à Bellevue, les habitants du quartier ne s’y rendront pas? Il faut la mettre à côté des gens qui ont l’habitude de faire de la musique, etc. Non, c’est justement ces gens qu’il qu’il faut aider à apprendre, aider à s’émanciper de leur situation. C’est cela l’action qui prime.

Puis, je n’oublie pas aussi qu’au travers cette dénomination, ce n’est toujours pas un hommage à Charles Gautier, c’est un hommage à ceux qui l’ont accompagné, mais c’est aussi un hommage à ceux qui n’ont pas pu profiter suffisamment de lui, parce que Charles Gautier a consacré son temps, sa vie d’ailleurs, à sa ville, à vous, à nous, aux habitants de notre Commune et de la Métropole également.

Je suis déçu que ce débat intervienne comme cela et j’ai vraiment une pensée pour sa famille, pour ses proches, pour ses enfants. Toujours le 6 avril 2014, Charles nous mettait en garde sur une chose, tout à chacun, ici, autour de cette table du Conseil : « ce sont des heures qui vont être soustraites de l’attention que vous devez apporter à vos enfants et les heures ainsi distraites ne se rattrapent pas ». Pensez aussi à cela. Le message que l’on envoie, c’est un remerciement pour une vie de sacrifice au profit de notre Ville et au profit de ses habitants.

Pour finir, je vous invite tous à retrouver un petit livre que Charles m’avait dédicacé, mais qu’il avait dédicacé à un certain nombre : « Saint-Herblain, parcours d’une ville en mouvement ». Dans une partie de sa dédicace, l’autre m’est personnelle, il rappelait juste que « fort de ses racines, l’élu est toujours bâtisseur d’avenir ». À travers ce qu’il a engagé et à travers ce que nous engageons, c’est l’avenir des Herblinois, l’avenir de notre Métropole que nous engageons.
Merci. »

On se renforce dans la diversité

imageOuest-France a souhaité que j’exprime les raisons de mon refus au rattachement de la Loire-Atlantique à la Région Bretagne.

J’ai fait dans l’urgence hier après-midi un texte un peu trop long (comme d’habitude) qui a donc été un peu raboté dans l’article paru ce matin. Cet article est accolé à celui de mon ami Michel François, partisan de toujours au rattachement. Voici donc l’intégralité du texte envoyé à Ouest-France.

 

Une partie du territoire de la Loire-Atlantique était composante de la Bretagne historique, duché rattaché à la France en 1532, province jusqu’à la Révolution Française. Saint-Herblain garde des traces de ce passé et n’a jamais occulté cette identité particulière.

Cependant, ici comme ailleurs, les frontières physiques et humaines sont mouvantes au même rythme que l’histoire des hommes et des territoires. Ainsi, Nantes qui fut capitale bretonne au XVème siècle, voit son identité marquée par le fait d’être un pont entre le nord et le sud de la France et un port ouvert sur le monde. L’attractivité plus récente de notre département est forte de cela. Nous sommes un territoire ouvert, qui sait accueillir et regarde l’avenir avec confiance. Je rajouterai que mes origines familiales m’ancrent en Loire-Atlantique mais sur un territoire qui connaît fortement l’influence des Mauges. Rien n’est simple sur ces questions de l’identité ou plutôt des identités.

Je n’ignore pas que la Région des Pays de la Loire ne repose pas sur des considérations historiques. Mais est-ce important ? Le rôle d’une Région est de mailler un territoire, de permettre son développement, notamment économique, de favoriser les apprentissages et la réussite de ses jeunes, de favoriser le bien-être de ses habitants… Si ça n’allait pas de soi, je constate que les résultats sont là. La Région Pays de la Loire, tout comme la Bretagne, résiste mieux que d’autres à la crise.

Le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne reviendrait à éparpiller « façon puzzle » les 5 départements des Pays de la Loire qui travaillent en osmose. Je constate également qu’on n’interroge pas la Vendée, la Mayenne, le Maine et Loire et la Sarthe.

Nos deux régions ont su établir de nombreuses coopérations dans leur champ de compétences. Je regrette cependant que sur la question des Transports, la Bretagne ait préféré se rapprocher de Paris avec la LGV plutôt que de favoriser les liaisons ferroviaires entre la Loire-Atlantique et la Bretagne. Je m’interroge aussi sur la place de Nantes dans une région nouvelle.

Je préfère et soutiens depuis 2001 la création d’une grande région de l’Ouest de la France mais la région Bretagne n’a pas souhaité avancer, dans le cadre de la réforme territoriale, vers la fusion de nos deux régions qui collaborent déjà sur de nombreux dossiers. Les habitants de nos deux régions cultivent les mêmes valeurs de solidarité et d’humanisme. Les 5 départements ligériens étaient prêts à cette union. D’autres régions l’on fait en France, dépassant la question culturelle et identitaire.

Je suis pour la fusion de la Bretagne et des Pays de la Loire, une grande région plus forte à 9 départements. Je ne peux me satisfaire d’un rattachement nostalgique qui n’apporterait rien de plus au quotidien des habitants de Loire-Atlantique et de Bretagne et casserait la dynamique en œuvre dans les Pays de la Loire depuis des années.

Je suis cependant attaché à la culture bretonne, à sa défense et à son développement. J’ai contribué au côté de Michel François, conseiller municipal UDB sous le précédent mandat, à l’installation du Centre Culturel Breton à Saint-Herblain. La région Pays de la Loire aide financièrement cette installation.

On ne doit jamais renier nos cultures, nos identités, mais je crois que l’on se renforce dans la diversité, pas dans les frontières que l’on se crée.

Faciliter l’accès de tous au réseau ferroviaire en Pays de la Loire

Je suis intervenu lundi 29 juin lors de la session régionale sur le budget supplémentaire. Mon intervention portait sur le sens de la politique Transport mise en place par la Région, celle de l’accessibilité au plus grand nombre et des leviers que nous mettons en place pour la favoriser. En voici le prononcé.

train des plages« Monsieur le Président,
Cher-e-s collègues,

La compétence que nous exerçons sur les transports est, pour nous, essentielle.

Elle est essentielle, bien entendu, parce qu’elle nous permet de jouer, pleinement, notre rôle d’aménageur du territoire. Cela a été souvent dit, ici, à travers les différents dossiers que nous avons défendu dans cet hémicycle.
Elle est essentielle aussi parce qu’elle nous permet, en faisant preuve de volontarisme, de faire des choix de société qui privilégient tel mode de transport plutôt qu’un autre et donc d’anticiper les mobilités de demain sur les territoires ligériens.

Une mobilité que nous voulons tournée vers les transports en commun et les modes de transports propres. C’est là, le cœur de la politique de transports de la région des Pays de la Loire depuis plus de 10 ans.

Dans ce cadre, le développement du réseau régional de transports, notamment le réseau ferroviaire, a été notre ligne de conduite permanente. Pour nous, ce développement passe par une accessibilité accrue de tous les ligériens à ce réseau.

Et pour garantir cette accessibilité, la Région des Pays de la Loire s’est toujours attachée à actionner 3 leviers : la qualité des infrastructures et du matériel roulant, le renforcement des dessertes et l’attractivité tarifaire.

La qualité des infrastructures, d’abord : nous y avons, en effet, largement contribué, alors même que nous n’avons pas de compétence directe sur le réseau ferroviaire. Depuis 2004, à travers les Contrats de Plan et autres contrats de projets successifs, la Région n’a eu de cesse d’investir sur les infrastructures ferroviaires régionales.

Nous avons ainsi financé, entre autres,
– la LGV Ouest, et la création de la virgule de Sablé, rapprochant notamment Laval des autres agglomérations de l’Ouest,

  • – l’électrification de la ligne Nantes-Clisson et Nantes-La Roche-sur-Yon-Les Sables d’Olonne,
  • les créations de terminus techniques à Clisson, Savenay et Ancenis, pour réaliser l’étoile ferroviaire nantaise,
  • – les travaux de modernisation et d’accessibilité des gares avec de nouveaux franchissements de voies (passerelles ou souterrains en accessibilité PMR).
  • – la rénovation de la ligne Nantes-Pornic-Saint-Gilles-Croix-de-Vie, même si, en l’occurrence, les dysfonctionnements de SNCF Réseau repousseront sa mise en service de plusieurs semaines. Évidemment, l’évocation de ce point m’amène à évoquer le contentieux qui nous occupe actuellement avec la SNCF sur cette liaison. L’image de la SNCF est rarement celle d’un service de qualité, les usagers devant faire trop souvent face à des déconvenues. Et nous avouons qu’en ce moment, nous sommes forcément excédés par les dysfonctionnements répétés de l’entreprise et son absence de communication vers ses partenaires comme vers ses clients !

On se rappelle des trains en retard, pas de ceux qui arrivent à l’heure. On aimerait aussi que les chantiers soient terminés à l’heure, et que l’entreprise ferroviaire consacre la même attention sur les lignes régionales, ligne de vie du quotidien.
J’en profite d’ailleurs pour saluer le combat mené par le Président Auxiette, en lien avec les élus des territoires vendéens et du Pays de Retz. Des paroles et des actes forts qui doivent ramener l’entreprise ferroviaire à son métier premier, faire rouler des trains plutôt que d’investir dans le covoiturage ou la location de voitures.

J’évoque aussi, rapidement, le matériel roulant qui, lui aussi, a été profondément modernisé. Ainsi, depuis 2004, la Région a commandé 112 trains neufs pour un montant total de 734 M€. Je rappelle d’ailleurs, puisqu’il en a été fait cas ce matin, qu’en ce qui concerne la desserte ferroviaire et routière du futur aéroport du Grand Ouest, l’opposition régionale, le 18 octobre 2013, a voté contre l’autorisation de programme pour la commande du matériel roulant prévu pour la desserte du futur aéroport.

En matière de dessertes ensuite : c’est un point fort de notre politique régionale car l’augmentation de l’offre ferroviaire permet d’attirer de nouveaux publics vers le train. C’est un mouvement qui a démarré, d’ailleurs, dès le transfert de compétence du transport ferroviaire de proximité en 2002. Ainsi, pour ne citer qu’un chiffre, depuis décembre 2011, ce sont 84 nouveaux trains qui ont été mis en place, dont 48 pour la seule ligne Nantes-Châteaubriant. Durant les dix dernières années, la fréquentation du réseau régional a augmenté de plus de 100 %, c’est-à-dire qu’elle a plus que doublé.

La tarification, enfin, est un point important de cette politique. Nous croyons fermement en l’avenir des transports collectifs dans notre région, nous sommes prêts à relever le challenge et faire redécouvrir le train comme un moyen efficace de déplacement, dans un cadre personnel, professionnel ou de loisirs. Encourager par exemple le choix du train en prolongeant le tarif promotionnel pour les groupes sur Nantes-Châteaubriant jusqu’en mars 2016, c’est faciliter le report modal qui n’allait pas de soi du fait des difficultés engendrées par un mauvais suivi de SNCF réseau sur la réouverture de cette ligne.
Encourager le choix du train comme mode de transport occasionnel, grâce aux tarifications événementielles, c’est permettre aux Ligériens de redécouvrir le train de manière ponctuelle et faire germer l’idée d’une nouvelle habitude de transport. Celles-ci viennent également compléter la politique d’accessibilité aux grands événements culturels et sportifs qui se déroulent en région.

Avec le Train des Plages, les transports en Pays de la Loire accompagnent les politiques régionales de tourisme social pour tous.

Voilà encore une belle preuve de la cohérence et la transversalité de nos politiques au service de nos concitoyens, et je suis fier de soutenir cette proposition de tarification sur le réseau de transports régional, avec pour objectif de réduire les distances entre les Ligériens et leurs activités du quotidien.

Je vous remercie. »

LGV Bretagne-Pays de la Loire : désenclaver les territoires, faciliter la mobilité des Ligériens

Mardi 23 juin, je représentais la Région des Pays de la Loire lors de l’inauguration du poste de commande pour l’exploitation et l’alimentation du réseau ferroviaire du Grand Ouest.

Ce bâtiment accueille la gestion centralisée de toutes les lignes de l’Ouest, le réseau ferroviaire des Pays de la Loire bien évidemment, et la future Ligne à Grande Vitesse Bretagne-Pays de la Loire (LGV BPL).

Ce poste s’inscrit donc comme un élément essentiel de ce vaste chantier qu’est la LGV BPL, chantier dont on peut dire avec optimisme que le planning sera tenu*. Les grands terrassements, les quelques 240 ouvrages d’art sont réalisés. Les 8 jonctions pour les raccordements avec la ligne classique sont en cours, ainsi que les travaux d’équipements ferroviaires.

Nous savons tous ce que l’arrivée de la LGV BPL signifie en termes d’attractivité pour les territoires du Grand Ouest, l’attente bientôt comblée qu’elle suscite auprès des entreprises et des habitants.

By Hoff1980OpenStreetMap contributors [CC BY-SA 2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)]

By Hoff1980OpenStreetMap contributors [CC BY-SA 2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)]

La LGV BPL, c’est d’abord le rapprochement en temps des territoires. Rapprochement bien évidemment de la capitale Paris avec la Bretagne et sa capitale Rennes et dans une moindre mesure, d’Angers et Nantes. C’est aussi le rapprochement d’une partie du territoire ligérien (Sarthe, Maine et Loire et Mayenne) avec le territoire Breton.

En effet, en participant à hauteur de 87M€ à la LGV BPL, la Région des Pays de la Loire a vu, en 2004, sous l’impulsion de son nouveau président Jacques Auxiette, une opportunité historique pour accélérer le désenclavement de la Mayenne.

Jacques Auxiette a fait inscrire l’étude d’une liaison supplémentaire à la LGV au niveau de Sablé sur Sarthe permettant de relier directement la ligne Nantes/Angers/Sablé à la LGV BPl en direction de Laval et Rennes.

Cette infrastructure nouvelle de 4 kms, dite virgule de Sablé, sera opérationnelle en même temps que le sera la LGV. Elle mettra la ville de Laval à la confluence ferroviaire de Rennes, Angers, Le Mans.

  • Paris sera à 1H10 de Laval
  • Nantes/Laval se fera en moins d’1H40 contre 2H15 aujourd’hui (environ 2H en voiture).
  • Angers/Laval se fera en 50mn au lieu d’1H30 aujourd’hui (1H10 en voiture).
  • Angers/Rennes se fera en 1H30 contre 2H10 aujourd’hui.

Le coût de la Virgule de Sablé s’élève à 36,3M€, les Pays de la Loire la financent à hauteur de 9M€.

A cette somme, il convient d’ajouter 16M€ d’investissement de la Région pour moderniser 8 rames ZTER, afin de les adapter à une circulation sur LGV, en augmentant leur capacité de vitesse de 160 à 200km/h. C’est une innovation considérable car pour la première fois en France, des Trains Express Régionaux (TER) pourront rouler sur une LGV, permettant ainsi d’optimiser cette infrastructure coûteuse jusqu’à présent uniquement dédiée aux TGV. A la mise en place du cadencement en juillet 2017, 8 allers-retours seront en place entre Nantes/Angers/Laval/Rennes.

C’est une nouvelle étape de l’aménagement de nos territoires qui se fait, les principales agglomérations de nos deux Régions se rapprochent. C’est aussi un meilleur report modal sur le ferroviaire, le gain de temps sur la route sera réel et déterminant. C’est aussi le désenclavement de la Mayenne.

Aménager et rapprocher les territoires, renforcer leur attractivité et faciliter la mobilité des habitants demeurent des priorités que la Région traduit par ses actions en faveur des transports ferroviaires

* On peut regretter que ce ne soit pas toujours le cas pour des lignes aussi essentielles dans la vie quotidienne des ligériens que la ligne nouvelle Nantes/Châteaubriant ou la réouverture de Sainte-Pazanne/Pornic et Sainte-Pazanne/Saint-Gilles Croix de Vie. La région a pourtant fait preuve d’un rare volontarisme sur ce dernier projet en avançant la part financière dévolue à l’Etat et au département de Vendée. Cet engagement devait permettre de gagner du temps, SNCF réseau n’est pas parvenu à faire fructifier l’effort régional.

Liberté Égalité Fraternité Laïcité

"Le crayon guidant le peuple" Photographie de Stéphane Mahé
« Le crayon guidant le peuple »
Photographie de Stéphane Mahé

Quelle réaction magnifique, quel réconfort, quelle force que ce tsunami humain balayant la vague d’horreur et de terreur des jours précédents.

Quel plaisir que d’entendre de nouveau résonner et raisonner avec sens les mots Liberté, Egalité, Fraternité mais aussi Laïcité.

On espérerait presque que le temps suspende son vol pour que perdure ce moment magique. Mais voilà, aujourd’hui tout va vite, tout doit aller vite. On ne prend généralement plus le temps de la réflexion, de l’introspection, il faut répondre dans l’urgence aux interrogations complexes que provoque un tel évènement. Bienvenue au concours Lépine !

J’ai conscience qu’en écrivant, je risque d’ailleurs de participer à ce que je dénonce. J’espère cependant garder à travers mes mots un peu de la dignité que j’ai essayé d’avoir durant ces derniers jours.

C’est, parmi d’autres, une phrase lue mardi 13 janvier dans un article de Ouest-France qui m’amène à m’exprimer sur ces premiers jours de l’année 2015. J’y lisais qu’à l’issue de ce moment de rare unité nationale « la balle, désormais, est dans le camp de la classe politique qui devra tirer les leçons du message envoyé par l’opinion publique ». Répondre vite, toujours ! Occuper l’espace, toujours!

Je trouve dans cette phrase des affirmations qui me semblent être, en tout cas je le crains, porteuses d’échecs pour la suite.

Tout d’abord, si j’ai vécu comme le plus grand nombre un réel bonheur d’être un parmi d’autres dans les marches sublimes de ce week-end, je ne suis pas persuadé, j’en veux pour preuve certains propos entendus, que nous défilions derrière les mêmes valeurs, la même définition des grands principes républicains et avec les mêmes solutions pour l’avenir.

Il y a forcément la question des extrémismes, et pas celle des seuls fondamentalismes religieux : tous ceux pour qui la République est l’ennemie, ceux pour qui l’autre est l’ennemi. Qu’en réponse à l’antisémitisme des djihadistes, des mosquées soient brûlées par des nazillons qui haïssent juifs et musulmans, et qu’on peine à faire corps face à cela m’interroge. Que l’action de ces quelques néanderthaliens rejaillisse sur tous ceux au nom desquels ils disent agir, parce que l’on amalgame, parce que l’on raccourcit, pourrait laisser penser que nous ne valons pas mieux qu’eux. Comment ne pas comprendre que fanatiques et extrémistes s’autoalimentent, que leurs combats en définitive se rejoignent !

Il y a aussi la question de personnes, minoritaires – mais la fausse note est forcément audible quand le pays est au diapason – non fondamentalistes mais aux repères si absents, qui cherchent à excuser la barbarie. On l’a entendu dans les écoles, dans certains quartiers populaires, de la part de jeunes essentiellement, nés en France. Ils évoquent alors le conflit israélo-palestinien, le cas Dieudonné qui n’aurait pas droit à la même liberté d’expression, pour justifier la démonstration qu’ils ne se sentent pas aujourd’hui membres de la communauté nationale. Dans d’autres quartiers, moins populaires ceux-là, on trouve prétexte à croisade, préférant creuser encore le fossé qui sépare, plutôt que d’établir les passerelles.

Devant des défis, aussi fortement rappelés à la conscience de tous, la classe politique ne doit pas être la seule à devoir réfléchir avant de tirer quelque leçon que ce soit. Les représentants des religions, la presse, ont également une réflexion à mener et des conclusions à tirer des quelques jours passés. Chacune et chacun doit aussi s’interroger sur la façon de porter dans son quotidien les valeurs républicaines.

Robert Badinter, dans une tribune publiée par Libération jeudi 8 janvier, a très lucidement affirmé que les terroristes tendent un double piège aux démocraties. Celui de nous réfugier dans des lois sécuritaires et des juridictions d’exception qui rétréciraient nos libertés mais aussi, en réponse à leur crime, celui d’allumer la haine entre les Français. « C’est pourquoi nous devons refuser ce qui serait leur victoire ».

Il me semble que l’arsenal juridique existe, en tout cas j’ai en mémoire le vote de lois récentes, proposées sous le coup de l’émotion suscitée par des faits dramatiques, et qui n’ont fait qu’alourdir sans réelle utilité une législation déjà conséquente.

Je crois beaucoup plus aux moyens qui doivent être alloués à la Justice et à la sécurité. Je note d’ailleurs que, parmi les quelques ministères qui ne sont pas affectés par la diminution des crédits en cette période de restrictions budgétaires, l’on compte ceux de la Justice et de l’Intérieur.

Je note aussi avec satisfaction que celui de l’Education nationale a également vu ses crédits augmenter depuis 2 ans. Je pense avec émotion, ayant eu à en discuter jeudi soir avec mes enfants, au travail extraordinaire d’explication, de pédagogie, d’apaisement qu’ont dû mener les enseignants, parfois dans les conditions difficiles évoquées plus haut. Ils sont ceux qui forment les futurs citoyens, ils sont ceux qui peuvent arracher des enfants à la violence lorsque les parents manquent de mots, sont défaillants… Si un effort supplémentaire pouvait être concédé, je crois qu’il devrait être ici, là où s’effectue l’apprentissage des connaissances émancipatrices !

C’est la force du rôle quotidien du service public que cet évènement exceptionnel vient ainsi rappeler.

La réponse populaire à l’attaque nous montre le chemin d’une opportunité magnifique. Celle de se réapproprier ce qui fait corps, ce qui fait lien dans notre République. Depuis trop longtemps, la crise aidant, les Français ont eu la fâcheuse tendance de se réfugier dans l’individualisme, voyant dans son voisin non pas un égal mais un rival. Je garde en mémoire certaines phrases entendues au cours des rencontres avec les habitants lors des municipales. En permanence, le sentiment dominant était que la collectivité agissait plus pour l’autre quartier, le repli primait sur la solidarité, le vivre-ensemble devenant de plus en plus un concept politicien plutôt qu’un choix partagé de vie en commun. Ainsi, je retiens surtout des rassemblements de samedi et dimanche la parfaite illustration que le troisième pilier de notre République a enfin pris corps par cette multitude rassemblée, debout, presque triomphante.

Il est bon de revenir aux grands principes qui sont la base juridique de notre République et enfin de se les réapproprier. Mais il est aussi essentiel de les traduire dans notre vie quotidienne à tous.

Je crois plus que jamais qu’à côté des 3 piliers que sont Liberté, Egalité, Fraternité, un quatrième doit trouver toute sa place, parce que l’édifice n’en sera que plus solide. Ce pilier, c’est celui de la Laïcité. Il y a beaucoup d’incompréhension concernant ce grand principe. Et je crois important, dans les jours et les mois à venir, que l’on revienne sans cesse sur ce qui fonde ce principe, ciment du vivre ensemble.

La Laïcité est la protection de tous.

Article X de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. »

Article 1er de la Constitution de 1958 : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. »

Ainsi, il est établi que jamais l’Etat ne pourra interférer dans aucun choix personnel, philosophique ou religieux. Chacun peut refuser de se doter d’un dieu, comme se doter du dieu et des rites qu’il entend, dans le respect des autres. Le législateur en 1905 a fait de la France un Etat laïque, afin de respecter les choix personnels de chaque Français.

La loi de 1905 est une loi protectrice, et non limitatrice. Elle pose le principe selon lequel l’intérêt de l’Etat prime sur les intérêts personnels, les choix personnels passant après la République.

Le temps me semble venu que chaque communauté religieuse reconnaisse en la Laïcité la protection qu’elle leur accorde. Des signes encourageants en ce sens ont été donnés ces derniers jours par les représentants des différents cultes d’Alsace-Moselle où s’applique le Concordat.

Quel bel hommage alors pour les 17 victimes du terrorisme ! Quelle meilleure preuve que leur diversité forme un tout indivisible ! Quel message d’humanité et d’espoir !

Cette reconnaissance peut aussi se symboliser par la transposition dans notre devise nationale de ce principe cardinal qui deviendrait alors, de façon effective et non plus tacite :

Liberté-Egalité-Fraternité-Laïcité.

Au revoir Charles, et merci !

photo Charles GautierLa fédération du Parti socialiste m’a proposé d’écrire pour son journal « Ensemble », un hommage à Charles Gautier, ancien maire de Saint-Herblain et sénateur de Loire-Atlantique. C’était aussi et surtout un ami cher. Vous trouverez ci-dessous le texte.

Mercredi 11 juin, Charles nous a quittés !

Il m’a été jusqu’à présent difficile de mettre des mots sur son départ, certes envisagé puisque Charles luttait depuis près de 2 ans contre un cancer, mais sa force mentale, sa constitution physique, sa ténacité et sa combativité légendaire, tout cela réuni laissait toujours l’espoir d’une autre issue ! Ce combat, il a su le mener de façon pudique et transparente, n’abandonnant surtout pas ses engagements et ses responsabilités électives. Le journal de la Fédération m’offre cette opportunité, qu’il en soit remercié !

Je ne vous parlerai pas ici de l’ami, de l’homme intime ; c’est une belle personne qui ne saurait être résumée !

Je veux vous parler du militant. Militant pour la paix il s’est affranchi du conservatisme familial pour manifester contre la guerre en Algérie. A l’obtention de son diplôme d’ingénieur agronome, il partira en coopération en Algérie. Ce militantisme, on le retrouve dans son engagement pour la paix au Proche Orient, début des années 90, dans le soutien à la création d’un Etat palestinien.

Militant socialiste, il met son intelligence et son sens de l’organisation au service du Parti socialiste en 1974, année de son adhésion, en organisant en Vendée la campagne de François Mitterrand, pour lequel il gardera toute sa vie fidélité et admiration.

Sa carrière professionnelle l’amène dans l’agglomération nantaise, à Saint-Herblain. Socialiste, il frappe à la porte de la section et est accueilli par Jean-Marc Ayrault. Je ne vous referai pas l’histoire de la conquête de la ville et de l’agglomération nantaise en 1977, ce que je retiens, c’est l’esprit de l’époque, un socialisme rénové, en phase avec les mutations et des jeunes gens qui voulaient être utiles.

Ce mot « utile », cette expression « pour les autres », cette phrase « faire vivre ensemble des gens qui n’ont pas vocation à le faire », résonnent encore tant j’ai dû les entendre dans sa bouche !

Utile, Charles l’a été dans ses fonctions, il fut notamment notre 1er fédéral de 1982 à 1990, et ses mandats: Adjoint au maire de Saint-Herblain (1977 à 1989), conseiller général (1982 à 2001), 1er vice-président de la Région (1986 à 1992), sénateur (2001 à 2011) et maire de Saint-Herblain (1989 à 2014). Sa seule défaite électorale, aux législatives de 1988 sur la 5ème circonscription aura entraîné dans son sillage la victoire de 1989 de La Chapelle sur Erdre.

Sénateur, il le fut essentiellement dans l’opposition (2002-2011). Sa blessure a été de ne pas pouvoir accompagner la victoire de la gauche et y apporter son expérience. Notamment sur les questions de sécurité, sujet souvent délaissé par la gauche et sur lequel il était devenu expert. Je garde de ces années le souvenir de passe d’armes entre Charles et les Ministres de l’Intérieur successifs, notamment Sarkozy. Ce dernier en sortait généralement plus énervé ! Je me souviens aussi des discussions entre Robert Badinter, plus théorique et universitaire et Charles, plus apte à comprendre et transmettre ce qu’était le vécu de nos concitoyens.

La question de l’insécurité, notamment sociale, a toujours été pour lui constitutive du vivre ensemble. Il ne supportait pas l’idée que ce soit les plus modestes qui en subissent le plus fort les conséquences.

Souvent qualifié de maire bâtisseur, cet adjectif s’entend d’abord par une vision créatrice de lien et de services. Ainsi, sa première « construction » fut de réunir les quartiers d’une ville éclatée par un corridor vert protégé de toute urbanisation sur lequel viendront se greffer des équipements communaux. Le 1er de ces équipements, celui dont il était le plus fier, fut la Médiathèque. Les apprentissages culturels et artistiques, ouverts au plus grand nombre, le soutien éducatif sont un marqueur fort à Saint-Herblain favorisant l’émancipation et l’égalité.

Charles a aussi été l’un des pères de la Métropole Nantaise, favorisant son attractivité économique qui génère aujourd’hui tant d’emplois.

Je ne saurai passer sous silence, parce que cela doit tous nous bousculer, le fait que Charles était un socialiste entier, mais aussi un socialiste libre. De nos valeurs communes, il a construit son action locale. Fort des valeurs socialistes, il a su apporter  une parole forte, parfois différente, mais ô combien utile à la gauche si on sait écouter.

Ces dernier temps, Charles était un socialiste en colère. En colère contre des discours favorisant la méthode au détriment d’une parole claire, porteuse de valeurs, sur l’état de la France et les actions qui s’imposent sans tarder, sans contourner, sans éviter parfois la confrontation inhérente aux responsabilités politiques.

Charles, en maire volontairement sortant, était venu le 6 avril passer le témoin lors de l’installation du nouveau conseil et de l’élection du nouveau maire Bertrand Affilé. C’était sa dernière séance et il était venu nous dire simplement « au revoir et merci ». Son message portait aussi sur le sens de l’action publique, sur les promesses faites et qu’il faut tenir. Sur la capacité que doivent avoir les élus à anticiper et innover «Ne soyez pas timorés, foncez ».

Aujourd’hui,  je veux juste dire :

Au revoir Charles, et merci !

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